Les articles deviennent rares, mais je suis toujours surpris, quand je vois les stats du blog, de constater que beaucoup d'entre vous continuent à aller régulièrement sur le site, belle constance, et merci à vous de continuer à porter de l'intérêt aux travaux.

De notre côté, en ces temps troublés, j'ai parfois l'impression que notre hangar fait figure de refuge dans lequel on peut encore se permettre de rester un peu à l'écart d'un monde de plus en plus violent et fanatique. Pour autant, on aimerait bien que les travaux voient enfin leur terme, malheureusement j'ai l'impression que la route sera encore assez longue, d'autant que mon boulot (le vrai) me demande de plus en plus de temps et d'investissement, ce qui réduit d'autant la part du bateau!  

Allez, assez de considérations oiseuses, j'imagine que vous êtes surtout intéressés par la suite des travaux. En fait, on a commencé beaucoup de choses, mais peu sont terminées. Donc on va vous montrer des choses plus ou moins abouties.

D'abord, mes amis Petit Louis et Michel m'ont donné un sérieux coup de main en fabriquant des pièces essentielles en inox.

Ainsi, la delphinière. On a décidé en effet de faire une delphinière et non un simple bout dehors. Je crois qu'on en a parlé dans un article précédent.  Nous nous sommes inspirés de ce qu'on a vu sur les RM 1050 ou 1060 comme sur cette photo.

 

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La deplhinière peut avoir une triple fonction: comme porte-davier, elle permet d'écarter la chaine de mouillage de l'étrave, mais elle peut aussi servir à amurer le spi ou un gennaker, et enfin elle peut servir de plate forme d'embarquement par l'étrave. Du coup, après quelques réunions de chantier, et quelques séances de meulage et soudure, une belle delphinière tout inox est sortie des mains expertes de mes amis.

 

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Ce fier appendice débordera d'environ 40 cm et sera recouvert d'un carénage en fibre de verre, tout comme les dephinières qui ont servi de modèle.

 

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On a essayé de donner une silhoette assez fluide à cette delphinière, on espère que ce sera esthétique, pas trop massif et bien intégré à la ligne globale du bateau ....

 

Sinon, Petit louis, maître du feu et de l'inox m'a réalisé aussi les cadènes et supports de safrans en inox.

 

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N'ayant pas fait le choix de cadènes en carbone toutes intégrées à la coque, nous nous sommes rabattus sur des cadènes sur mesure tout inox, d'après les plans de l'archi. Du costaud! Je suis sûr que dans 1000 ans, on retrouvera ces pièces dens le même état, les humains de 3015 pourront dire qu'on faisait solide.....

 

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Le même commentaire vaut également pour ces 4 pièces qui sont les supports des bagues des safrans. Ces supports seront fixés au tableau arrière et porteront les 2 safrans.

Sinon, on a commencé la fabrication d'une plage arrière basculante. En effet, le bateau n'ayant pas de jupe arrière, on s'est aperçu que le franc-bord pourrait être un peu haut pour embarquer par l'arrière à partir d'un zodiac, ou tout simplement se baigner. L'idée d'une plate forme basculante rapportée s'est donc imposée. Mais en même temps, une fois rabattue contre le tableau,on s'est rendu compte qu'elle ferait une horrible excroissance sur le tableau arrière. D'où l'idée de doubler celui ci d'une plaque de mousse stratifiée dans laquelle on a fait la découpe de la plate forme articulée, sur laquelle  sera fixée l'échelle. Une fois rabattue, la plate forme ne sera plus apparente sur le tableau arrière.

 

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Ci dessus, on voit nettement la découpe de la plate-forme et l'échelle télécopique repliée et rabattue à plat pont.

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Essai de rabattage la plate forme. L'échelle n'est pas encore fixée sur la plate forme.

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Et là, la plate forme rabattue à 90°. L'échelle, ici en position dépliée permettra de remonter facilement de l'eau car elle descendra assez profondément sous la surface. La plate-forme et le doublage du tableau sont en mousse airex stratifiée, afin de ne pas trop alourdir l'arrière, on espère que ce sera assez costaud, du moins pour la plate forme.

 

Sinon, que peut-on vous montrer d'autre?

Ah oui, on a percé des hublots de coque. En effet, dixit l'architecte, il y a les bateaux qui ont des hublots de coque et les autres. Et il est vrai que voir la mer du carré sans se lever, et pouvoir surveiller ainsi le plan d'eau présentent beaucoup d'avantages et d'agréement.

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Un hublot de chaque côté évidemment, tribord ci dessus.

Sinon, on a continué à réaliser beaucoup de petites choses, principalement des renforts et des aménagements de détail. Ainsi les renforts des cadènes:

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On a 24 mm de CP marine multiplis rapportés à la coque plus un mix de tissus biaxiaux et unidirectionnels. Si ça lâche, c'est à ne plus rien comprendre....!

 

Voià, c'était les dernières nouvelles du Samarkand. On va continuer à travailler dans toutes les directions: électricité, renforts, terminer l'aménagement de la baille de mouillage, etc.....avant d'en arriver à la phase importante: la peinture de coque.  Mais pour ça on va attendre qu'il fasse meilleur.

Atchao!